Vous me direz, mais que vient faire ce sujet sur un site de peintures ? Bien je me rends bien compte avec les années qu’on a tendance à revenir sur les mêmes sujets. Chacun a comme un style qui lui « colle » aux pinceaux. Quelques pars, son histoire le pousse vers un type d’expression. Avons-nous vraiment tous les choix devant une toile blanche ? Je ne suis pas sûr…J’y vois aussi des liens avec notre propre cheminement dans la vie.

Le libre arbitre, ou plutôt « avons-nous vraiment le choix » dans la vie ? Vous pensez avoir tout planifié, organisé et gérer votre présent et futur comme VOUS l’avez décidé, PENSÉ par votre moi intérieur. Le phénomène de la pensée magique ! La pensée crée ! Donc, la personne qui se retrouve paraplégique suite à un accident de voiture a dû avoir une « mauvaise » pensée quelques parts dans son cheminement ??? Vous perdez votre emploi, votre conjoint/te vous triche, vos enfants tournent mal, votre maison est inondée, vous faite une faillite, donc VOUS pensez mal !!! Tous les camps de réfugiés sont remplis de gens « négatifs » !

Bien en tous cas, la vie m’a appris toutes autres choses. Dans la vingtaine, tout allait sur des roulettes, technicien en électronique, l’avenir était à moi ! Jamais au grand jamais je n’aurais pensé me retrouver un jour sans emploi. Et bien ce fut le cas plus d’une fois. En « top shape », je m’entrainais à longueur de semaine, non-fumeur & aucune prise d’alcool, ni drogue, bref physiquement, intellectuellement c’était « la perfection » ! Tomber malade un jour, impossible ! bien petit à petit, la vie m’a emmené dans cette voie, dans un genre d’entonnoir, de spirale descendante où les choix de directions se sont limités de plus en plus, forcé d’emprunter bien malgré moi une et une seule voie. J’étais échec & matte ! Plus rien à faire, ne pouvant plus échapper à moi-même.

On passe bien sûr par la révolte, l’humiliation, la honte de ne plus pouvoir agir, atteindre le succès, la réussite dans la vie, de sa vie. Prière, pas prière, rien à faire. Comme une « mauvaise destinée qui nous colle après. Bien au-delà de mes choix originaux, de mes rêves, de mes aspirations. Je suis forcé d’admettre que ce n’est pas moi qui a décidé de mon histoire. Avec un recul aujourd’hui, je vois que c’était dessiné d’avance. Je devais me retrouver dans une forme de pauvreté totale, matérielle et affective pour trouver une tout autre perception de ce monde. Une vision beaucoup moins axée sur le futur, mais plus ancrée sur ici et maintenant. Comme pas le choix étant donné ma situation. La fin du rêveur en quelques sorte, l’Égo qui prend une débarque ! Forcé de reconnaitre que la vie peut très bien se dérouler sans moi. Nous sommes tous en quelques part, complètement inutile !

Ceci me permet de regarder les gens avec un recul. Comme assied à distance maintenant de l’autoroute de la vie…, je peux percevoir le monde qui m’entoure ainsi;

les gens se cours comme des fous, consomment à outrance, n’aiment pas ce qu’ils font, et vivent des relations très malsaines. Des genres de robots suivant le courant de la société, des valeurs culturelles, ils ont l’impression de bien gérer leurs vies en devenant des voisins gonflables, des endettés, des accros aux vins, aux voyages dans le sud, aux derniers gadgets sur le marché, bref, des moutons dans un troupeau…Au fond, c’est la vie qui les mène…Sans compter les répercutions sur les jeunes qui poussent, accrochés à leurs smartphones comme à leurs doudous…Dépressifs et anxieux de plus en plus tôt dans leurs cheminements de vie, un monde malade ! qui refuse de mettre les freins…

Certains réalisent que quelques choses ne va pas. Sans trop savoir quoi ? Là, ils suivent encore la mode, ils se mettent à courir les groupes de croissance personnels, les psychologues, vont en Inde voir le dernier des grands gourous qui pourra leur apporter la sérénité qu’ils cherchent. Mais en continuant de suivre le courant incessant de croire que le bonheur est dans l’action, la croissance, les changements personnels pour un « devenir » toujours plus grand…S’arrêter, observer, contempler tout simplement semble faire très peur à notre société d’aujourd’hui.

Même si certains possèdent des châteaux, jamais on ne les voit se bercer sur leurs balcons, comme on le faisait autrefois, la pipe sur le coin des lèvres ! Non, hélas, le beau grand balcon est devenu une parure, une marque de succès qu’on affiche aux autres, un JE qui réussi dans la vie…

Voilà ce que mon arrêt forcé…me fait voir. Pour le meilleur ou pour le pire, je ne sais trop ? Mais je sais que cette autoroute n’est plus pour moi, c’est rendu mission impossible, après ce parcours pénible sans indication, tout ça est rendu loin derrière. Une forme de rébellion aussi m’habite contre l’intelligence dont le coté sombre va nous détruire à petit feu…la même qui m’a envoyé dans le néant.

Une situation qui est toutefois loin d’un paradis, j’arrive à vivre une certaine paix dans tout ça, ou dans si peu…L’art est désormais ma voie. Je n’ai encore aucune idée où ça va me mener, mais ce matin j’écris et c’est bien ainsi…demain est bien loin ! Un jour à la fois.

La revue virtuelle qui suit se veut une ressource à mes propos. Tout est appris en quelques part… Elle est de Ramesh Balsekar(1917-2009), un ancien président d’une banque en Inde, devenu un disciple d’un grand sage, Sri Nisargadatta Maharaj. Dans son appartement, il passa le reste de sa vie à enseigner une philosophie de vie à qui voulait bien l’entendre. Sans aucune prétention. C’était sa voie, qu’il suivit jusqu’à la fin en 2009. À vous de juger…C’est une vision, j’aurais préféré celles des animaux, mais la parole ne leurs a pas été donné, ni celle d’écrire. Mais dans le cas contraire je pense qu’ils auraient sombré eux aussi dans le monde du mental…Dieu les a épargné !

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